Le monde aux racines dans le ciel.
Ce texte a été élaboré avec l’aide de ChatGPT à partir de la transcription de ma séance d’hypnose transpersonnelle. La mise en forme poétique restitue les images, les sensations et les émotions que j’ai vécues, et dans lesquelles je me reconnais.
Chaque séance est singulière : ce partage raconte mon expérience personnelle.
Le retour à la maison
Nous avons traversé les étoiles.
Puis quelque chose en moi reconnaît le lieu avant même que je puisse le décrire. Une sensation profonde, immédiate, qui me touche jusqu’aux larmes : je rentre à la maison.
Les arbres ont leurs racines dans le ciel. Leurs branches descendent vers le sol, leurs fleurs aussi. Tout est inversé. L’eau elle-même échappe aux repères que je connais : je me sens au-dessus d’elle et je peux en voir le fond au-dessus de ma tête.
Je cherche les mots pour raconter ce que je vois. Mais ce que je ressens est clair.
C’est chez moi
Une main suffit
Mon corps m’apparaît peu à peu. Il semble grand, presque transparent. Tout se laisse voir à travers lui, jusqu’aux veines. Nous vivons sans vêtements, dans cette transparence où rien ne demande à être caché.
Je regarde mes mains.
Le bout de mes doigts ressemble à des ventouses. C’est le mot qui me vient, même s’il décrit imparfaitement leur forme et leur fonction. Chaque doigt permet de se connecter à ce qu’il touche.
Une main posée, et le lien s’établit.
Autour de moi, des êtres vont et viennent. Chacun prend part à la vie de ce monde. Nous communiquons par la pensée et les sensations. Ce qui circule entre nous se reçoit dans la tête autant que dans le corps.
Notre rôle est de maintenir l’équilibre.
Cela passe par le toucher, par la présence, par cette communication qui nous relie aux autres êtres et à tout ce qui nous entoure. Une main suffit parfois à rétablir quelque chose.
Tout cela est naturel ici
Prendre soin de ceux qui donnent
À la naissance, chacun choisit sa manière de contribuer. Les connaissances sont déjà présentes. Nous arrivons avec ce qui nous permet de tenir notre place.
J’ai choisi le féminin.
Ce choix désigne surtout un rôle : prendre soin, accueillir, apporter une présence maternelle à la communauté. Tous les êtres participent aux soins. Mais lorsque certains ont beaucoup donné, lorsque leur énergie demande à être soutenue, nous les accueillons à notre tour.
Nous prenons soin de ceux qui prennent soin.
Les êtres qui ont choisi un rôle masculin veillent davantage sur la nature et l’environnement. Ils apportent leur énergie aux arbres, à la végétation, aux autres formes de vie.
Les arbres communiquent entre eux. Ils sont comme une famille, avec leurs échanges et parfois leurs conflits. Ces êtres deviennent alors des médiateurs. Ils rétablissent les liens, apportent de l’énergie, soignent ce qui en a besoin.
Chacun contribue selon sa place.
L’arbre des naissances
Un arbre particulier accueille les naissances.
Dans l’obscurité, un être peut venir jusqu’à son immense creux et choisir d’y déposer une part de lui-même. La meilleure part de soi.
Ce geste est conscient. Il appartient à celui qui l’accomplit.
Un nouvel être grandit alors dans le creux de l’arbre, tranquillement, jusqu’au moment de rejoindre la communauté. Les êtres féminins comme les êtres masculins peuvent participer à cette naissance.
La vie se transmet ainsi.
Recevoir en donnant
Le temps, lui, se laisse difficilement raconter. Mes journées ont peu de ressemblance avec celles que je connais aujourd’hui. J’accueille ce qui arrive, je vais là où ma présence est utile.
J’aime les arbres.
Et j’aime profondément l’eau.
Je peux rester à la regarder, entrer en communication avec elle, lui apporter de mon énergie pour l’harmoniser. Ce contact me ressource aussi.
Ici, chaque don est un échange.
Lorsque je me relie à un arbre, à une plante, à un être pour le soigner, quelque chose me revient. Je reçois en donnant. Ce qui m’entoure contribue à mon propre équilibre.
Entre êtres féminins, nous sommes liées. Lorsqu’une de nous termine son cycle, une autre arrive. Notre nombre demeure le même, au service de cet équilibre auquel chacune participe.
J’aime cette vie.
J’aime ce que j’y fais.
Je l’ai choisi, et je me sens chez moi.
Quand l’équilibre se brise
Puis vient un moment où tout change.
L’équilibre se rompt.
Je cherche à comprendre ce qui s’est passé. J’ai l’impression que l’un d’entre nous est à l’origine de cette rupture. Mais la raison m’échappe.
Ce que je perçois surtout, c’est la vie qui disparaît.
Nous essayons de soigner. Nous nous relions, nous apportons ce que nous pouvons. Je tends mes mains comme je l’ai toujours fait.
Cette fois, cela échoue.
Le monde est en train de mourir.
Une immense tristesse me traverse. Je vois disparaître ce que j’aime et je ressens l’impuissance de mes gestes. Ces mains qui savaient établir le lien, ces mains par lesquelles nous contribuions à l’équilibre, semblent avoir atteint leur limite.
Je suis entourée des autres. Tous ont essayé.
Et nous comprenons que c’est la fin.
La végétation disparaît. Une matière difficile à décrire semble recouvrir notre planète. Le monde que je reconnaissais s’efface.
Le dernier don
Nous nous réunissons au centre de l’arbre.
Nous nous serrons les uns contre les autres, très fort. Nous avons peur. Nos corps se rapprochent jusqu’à former une seule masse, comme un grand rocher.
Nous restons ensemble.
Il nous reste de l’amour à donner.
Alors nous nous tenons ainsi, comme pour recevoir les uns des autres assez d’amour pour nous éteindre. Comme pour en offrir aussi une dernière part à notre planète.
Une dernière énergie, donnée ensemble.
Puis tout s’arrête.
La lumière qui demeure
Je sens que je quitte mon corps.
La légèreté succède à ce qui vient d’être vécu. Nous pouvons encore nous percevoir, tandis que nos corps restent là, réunis.
Et quelque chose demeure.
Une petite pointe de lumière.
Je reste captivée par elle. Je voudrais attendre. La regarder. Voir si elle grandit.
Ce monde est encore le mien dans tout ce que je ressens.
Quitter ce que j’ai aimé
On me fait comprendre que je dois partir. Mon cycle est terminé. Cette lumière poursuit quelque chose qui m’échappe désormais.
Je peine à la quitter.
Je voudrais rester auprès de ce lieu où j’étais à ma place, auprès de tout ce que j’ai aimé. Je sens combien le départ m’est difficile, même lorsque je comprends qu’il appartient au cycle.
Puis une présence m’accompagne.
Elle me prend les mains et m’explique que cette planète était un monde parmi d’autres. Que cette existence était une expérience, et qu’elle vient de s’achever.
Je reçois ces explications comme une enfant à qui l’on raconte la vie. Tout me paraît immense. Je comprends par fragments.
La présence qui m’accueille est une lumière blanche. Très blanche. Sa forme reste indéfinie.
Le cadeau de cette vie
Dans cet échange, cette vie m’est présentée comme un cadeau.
J’y ai expérimenté l’équilibre.
L’équilibre entre donner et recevoir. Entre prendre soin et être soutenue. Entre ma place et celle des autres, entre les êtres et leur monde.
Je retrouve alors, dans ce qui m’est expliqué, ce que j’ai ressenti en arrivant.
Cette évidence d’appartenir.
Cette façon de contribuer et de recevoir dans le même mouvement.
Cette vie où une main posée suffisait à entrer en relation.
Je viens de quitter le monde aux racines dans le ciel.
Mais au moment de le raconter, je retrouve encore cette sensation :
je rentre à la maison.
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